Le Quatuor Voce à Néris : « un moment rare de communion artistique… »

Après le 499 de Mozart, qui annonçait par sa tension contenue et son équilibre une formation d’exception, puis un Turina certes écrit initialement pour quatre luths, mais merveilleusement adapté à un quatuor à cordes (on ne rend pas assez justice à la musique de chambre de ce compositeur qui a su assimiler les acquis des français, tout en restant espagnol de toutes ses fibres), Ravel…
Nous reproduisons ici les impressions que nous a confiées un auditeur au lendemain du concert :

« Que de travail, d’efforts, de sacrifices consentis pour arriver au niveau technique et artistique dont nous avons eu la démonstration.

Ce qui me frappe avec 24 h. de recul, c’est la ‘prise de risque’, surtout dans Ravel, et a priori aucun ‘dérapage’ … ce qui en dit long sur la maîtrise technique, une technique qui est maîtrisée au point que les musiciens peuvent se concentrer sur le discours, sur le phrasé, sur l’expressivité, avec une entente, une complicité qui rendaient pleinement justice au raffinement de l’écriture ravelienne, une écriture où aucune note n’est inutile … Ravel est le musicien qui concilie la plus grande concision avec l’expression la plus élaborée.
C’est l’impression que je garde de ce concert, impression personnelle, mais que je crois partagée avec nombre d’auditeurs présents ; il y avait une qualité de l’écoute, une concentration, … un silence éloquent entre les mouvements … Ravel à Néris-les-Bains aura été ce dimanche un moment rare de ‘communion’ artistique … dont je suis toujours imprégné … »

Trio d'anches